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article paru le
2 juin 2022

Rénovation ou changement de toiture : comment prendre la bonne décision ?

Toiture en parfait état

Réparer son toit ou refaire toute sa couverture, le choix n’est pas simple.

Voici les conseils de nos experts toiture.

Réparer un toit n’est jamais une opération simple.

Déjà monter sur un toit présente un certain danger et il faut respecter des règles techniques pour garantir la pérennité de la toiture.

Au-delà des deux ou trois tuiles accessibles, ou lorsqu’il s’agit de zinc, l’intervention d’un spécialiste toiture s’impose.

De plus, si pour un bâtiment récent, vous n’aurez aucun mal à trouver les mêmes éléments de couverture, pour un toit ancien, le problème se corse.

En effet, les tailles des différents modèles de tuiles ont évolué au gré des années et il est maintenant très compliqué d’adapter des tuiles de « nouvelle génération » sur les couvertures existantes.

 

Il faut donc bien réfléchir avant de choisir une rénovation en apparence simple ou un changement en apparence coûteux.

Les éléments clés pour une réparation du toit sans erreur:

Comment ne pas modifier l’esthétique du toit ? Pour les tuiles en terre cuite, deux solutions : 

1) Chercher des tuiles de récupération similaires, mais sans défaut.

Ce n’est pas forcément le meilleur choix. Vous n’aurez pas toujours d’information fiable sur leur origine, leur qualité, et surtout vous ne disposerez d’aucune garantie de durabilité. Placées côté nord, par exemple, elles risquent de ne pas résister longtemps au gel.  Le seul moyen de savoir si elles ne sont pas trop poreuses ou friables : Les sonder à la main une à une.

2) Acheter du neuf au look vieilli. Certaines tuiles plates, losangées ou canal, imitent les dégradations dues au temps qui passe, dans toutes les dimensions et couleurs imaginables. L’idéal : le panachage, un mélange de tuiles neuves « vieillies » et anciennes. 

Pour les tuiles mécaniques (à emboîtement), en revanche, les imitations sont moins probantes.

Mieux vaut changer un pan entier de toiture et se servir des tuiles récupérées sur celui-ci pour bien réparer l’autre pan.

Pour l’ardoise naturelle, l’occasion est possible, mais, s’il s’agit d’un matériau résistant (certains avancent 100 ans de durée de vie), c’est aussi l’un des plus fragiles. L’ardoise résiste mal au « démontage » et les belles ardoises de couverture récupérées sont difficiles à trouver, sinon localement. 

Pour le zinc, ne prenez que du neuf. Aujourd’hui, sa surface se décline en de multiples teintes et finitions, plus ou moins brillantes, permettant d’obtenir l’aspect vieilli ou coloré souhaité. 

Les éléments clés pour décider de changer de couverture

Se lancer dans une le changement de sa couverture est plus onéreux.

C’est donc une décision délicate qui mérite une approche réfléchie.

5 règles à suivre

  1. – Faites inspecter la charpente par un professionnel pour garantir sa solidité et la pérennité de la nouvelle couverture. Et pour savoir quel poids elle peut supporter. Pour des tuiles plates, comptez 60 à 65 kg le m2. Les tuiles canal : 40 à 45 kg le m2. L’ardoise : environ 25 kg le m2. Le zinc : environ 7 kg le m2. 
  2. – Renseignez-vous sur les exigences locales en mairie pour vous assurer qu’il n’existe pas d’obligation en matière d’esthétique (couleur, forme, format). Le choix de la couverture devra aussi tenir compte du climat local (vitesse des vents, fréquence des pluies ou de la neige, etc.). 
  3. – Tenez compte de la pente de la toiture pour décider de la couverture adaptée. 
  4. – Contrôlez l’efficacité de la ventilation pour entreprendre les modifications nécessaires. Faites des économies d’échelle en entreprenant ce genre de travaux parallèlement à la réfection du toit. 

Dans tous les cas profitez des devis gratuits offerts par notre réseau d’agences ACEH

En profiter pour faire les travaux annexes

Changer de couverture, c’est l’occasion idéale pour : 

1. Ajouter un écran de sous-toiture. 

L’écran de sous-toiture HPV (hautement perméable à la vapeur d’eau) contribue à imperméabiliser votre toit à l’air et à l’eau, tout en laissant la vapeur d’eau s’évacuer. Il réduit les phénomènes de pression-dépression de la toiture, responsables de l’envolée des tuiles lors de tempêtes, ce qui permet l’installation de tuiles sur des pentes plus faibles. Il évite enfin la pénétration de neige poudreuse, de poussière, de pollen. Comment choisir l’écran ? Tout dépend de la charpente, de l’écartement des chevrons, du type de couverture, mais aussi de la présence ou non de combles aménagés.  

Seul un professionnel peut juger de la faisabilité de l’opération. Optez pour un produit de qualité et suffisamment épais, car il est fait pour durer. Une fois installé, l’écran est exposé au risque de vieillissement, d’abord à cause des rayons UV (avant la pose de la couverture), puis des fortes chaleurs sous la couverture en été (elles peuvent dépasser 80 °C). Certaines membranes sont dotées d’une surface métallisée et rejettent donc une partie de la chaleur l’été, tout en réduisant les pertes énergétiques l’hiver et en laissant s’évacuer la vapeur d’eau. 

2. Installer des fenêtres de toit. 

Les fenêtres de toit de qualité (de bonne performance thermique et phonique) procurent un apport solaire appréciable dans des combles aménagés. Les liaisons périphériques doivent être parfaitement exécutées pour garantir une étanchéité et une isolation thermique fiables. Il existe aujourd’hui des modèles adaptés aux bâtiments classés, en métal ou en bois. 

3. Changer ses gouttières ou chenaux.

Il serait vraiment dommage de ne pas profiter de l’occasion pour changer l’ensemble du système d’évacuation d’eau pluviale. En effet, vos gouttières ou vos chenaux, fixés sur votre nouvelle toiture, seront les éléments les plus visibles. Renseignez-vous sur les nouveaux procédés en aluminium, en PVC ou en zinc, il y en a pour tous les goûts.

Réparer ou rénover votre toiture: 3 conseils indispensables pour décider

Bien vérifier  que votre couverture résistera aux intempéries

La réglementation fixe les pentes minimales pour chaque type de tuile, et les conditions d’emploi en fonction du vent et de l’action simultanée vent-pluie.

Un couvreur professionnel doit donc installer la couverture selon des règles strictes.

L’ardoise et le zinc résistent naturellement bien au gel. Mais évitez de faire poser du zinc par temps humide.

Il doit pouvoir s’oxyder progressivement pour créer sa fameuse patine protectrice. Les tuiles en terre cuite actuelles sont conçues pour résister au gel (selon des tests normalisés).

Cependant, pour les cas extrêmes, il existe des modèles « NF Climat de montagne ». 

Vérifier le faîtage de votre toiture 

Les problèmes de faîtage de toit sont cause de beaucoup de fuites.

Heureusement ils sont généralement faciles à repérer.

Si vous remarquez les signes suivants sur votre toit, il y a de fortes chances que quelque chose cloche :

  • Il semble y avoir une quantité inhabituelle de dégâts des eaux près d’une zone de votre toit.
  • L’eau de pluie s’accumule à la surface de votre toit et ne s’écoule pas vers un système de drainage approprié.
  • Votre toit présente des trous, petits ou grands, qui n’ont pas été causés par des insectes.

Eviter que votre toit ne soit déjà trop envahi par la mousse.

La mousse qui semble bien inoffensive peut mettre en péril votre couverture. Les mousses empêchent l’eau de s’écouler normalement et favorisent les infiltrations.

La coloration verte à gris que prennent les tuiles s’explique plus souvent par la présence d’algues ou de lichens. La prolifération de ces indésirables dépend du climat (humidité), de l’exposition (au nord en particulier), des vents dominants et même de la pollution dans l’air (croissance favorisée par les nitrates).

Une solution, moins aléatoire, est un entretien annuel qui consiste à pulvériser un produit adapté, le moins toxique possible. 

Le meilleur conseil après nettoyage est de procéder à l’hydrofugation de sa toiture.

Renseignez vous pour une prestation d’hydrofugation de toiture.

Si vous réparez, après réparation protégez  votre toiture 

  • Inspectez-la régulièrement et intervenez rapidement :
  • tuiles fendues, mal fixées ou décrochées ;
  • girouette abîmée ;
  • antenne vacillante ;
  • gouttières encrassées ;
  • branches d’arbres ou plantes grimpantes gênantes ;
  • cheminée fragilisée, etc.

Contrôlez faîtages, arêtiers et tout particulièrement les scellements au mortier (à cause des risques d’infiltration). La ventilation de la toiture doit aussi s’effectuer dans de bonnes conditions (pas de combles humides).  

Toutes nos agences ACEH proposent un contrôle annuel gratuit de votre toiture dans le cadre de leur garantie de travaux.

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