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article paru le
18 août 2021

RÉNOVER OU CHANGER SA TOITURE : COMMENT PRENDRE LA BONNE DÉCISION?

PETITE RÉPARATION DU TOIT OU DE CHANGEMENT COMPLET DE LA COUVERTURE, PRENDRE LE TEMPS DE LA RÉFLEXION EST IMPÉRATIF. NOS CONSEILS POUR VOS TRAVAUX DE TOIT…

Monter sur un toit présente un certain danger et il faut tout de même respecter quelques règles techniques pour garantir la pérennité de la toiture. Au-delà des deux ou trois tuiles accessibles, ou lorsqu’il s’agit de zinc, l’intervention d’un spécialiste s’impose. Pour un bâti récent, vous n’aurez aucun mal à trouver les mêmes éléments de couverture. Mais avec un toit ancien, le problème se corse. En effet, les tailles des différents modèles de tuiles ont évolué au gré des années et il est maintenant très compliqué d’adapter des tuiles de « nouvelle génération » sur les couvertures existantes.

Solution 1 : la réparation du toit sans erreur

Comment ne pas modifier l’esthétique du toit ? Pour les tuiles en terre cuite, deux solutions :

1) Chercher des tuiles de récupération similaires, mais sans défaut. Ce n’est pas forcément le meilleur choix. Vous n’aurez pas toujours d’information fiable sur leur origine, leur qualité, et surtout vous ne disposerez d’aucune garantie de durabilité. Placées côté nord, par exemple, elles risquent de ne pas résister longtemps au gel.  Le seul moyen de savoir si elles ne sont pas trop poreuses ou friables : Les sonder à la main une à une.

2) Acheter du neuf au look vieilli. Certaines tuiles plates, losangées ou canal, imitent les dégradations dues au temps qui passe, dans toutes les dimensions et couleurs imaginables. L’idéal : le panachage, un mélange de tuiles neuves « vieillies » et anciennes.

Pour les tuiles mécaniques (à emboîtement), en revanche, les imitations sont moins probantes. Mieux vaut changer un pan entier de toiture et se servir des tuiles récupérées sur celui-ci pour bien réparer l’autre pan.

Pour l’ardoise naturelle, l’occasion est possible, mais, s’il s’agit d’un matériau hyperrésistant (certains avancent 100 ans de durée de vie), c’est aussi l’un des plus fragiles. L’ardoise résiste mal au « démontage » et les belles ardoises de couverture récupérées sont difficiles à trouver, sinon localement.

Pour le zinc, ne prenez que du neuf. Aujourd’hui, sa surface se décline en de multiples teintes et finitions, plus ou moins brillantes, permettant d’obtenir l’aspect vieilli ou coloré souhaité.

Solution 2 : Changer de couverture

Se lancer dans une telle entreprise, onéreuse, est une décision délicate qui mérite une approche réfléchie. Quels sont les points à vérifier avant toute chose ?

– Faites inspecter la charpente par un professionnel pour garantir sa solidité et la pérennité de la nouvelle couverture. Et pour savoir quel poids elle peut supporter. Pour des tuiles plates, comptez 60 à 65 kg le m2. Les tuiles canal : 40 à 45 kg le m2. L’ardoise : environ 25 kg le m2. Le zinc : environ 7 kg le m2.

– Renseignez-vous sur les exigences locales en mairie pour vous assurer qu’il n’existe pas d’obligation en matière d’esthétique (couleur, forme, format). Le choix de la couverture devra aussi tenir compte du climat local (vitesse des vents, fréquence des pluies ou de la neige, etc.).

– Tenez compte de la pente de la toiture pour décider de la couverture adaptée.

– Contrôlez l’efficacité de la ventilation pour entreprendre les modifications nécessaires. Faites des économies d’échelle en entreprenant ce genre de travaux parallèlement à la réfection du toit.

En profiter pour faire les travaux annexes

Changer de couverture, c’est l’occasion idéale pour :

1. Ajouter un écran de sous-toiture. L’écran de sous-toiture HPV (hautement perméable à la vapeur d’eau) contribue à imperméabiliser votre toit à l’air et à l’eau, tout en laissant la vapeur d’eau s’évacuer. Il réduit les phénomènes de pression-dépression de la toiture, responsables de l’envolée des tuiles lors de tempêtes, ce qui permet l’installation de tuiles sur des pentes plus faibles. Il évite enfin la pénétration de neige poudreuse, de poussière, de pollen. Comment choisir l’écran ? Tout dépend de la charpente, de l’écartement des chevrons, du type de couverture, mais aussi de la présence ou non de combles aménagés.

Seul un professionnel peut juger de la faisabilité de l’opération. Optez pour un produit de qualité et suffisamment épais, car il est fait pour durer. Une fois installé, l’écran est exposé au risque de vieillissement, d’abord à cause des rayons UV (avant la pose de la couverture), puis des fortes chaleurs sous la couverture en été (elles peuvent dépasser 80 °C). Certaines membranes sont dotées d’une surface métallisée et rejettent donc une partie de la chaleur l’été, tout en réduisant les pertes énergétiques l’hiver et en laissant s’évacuer la vapeur d’eau.

2. Installer des fenêtres de toit. Les fenêtres de toit de qualité (de bonne performance thermique et phonique) procurent un apport solaire appréciable dans des combles aménagés. Les liaisons périphériques doivent être parfaitement exécutées pour garantir une étanchéité et une isolation thermique fiables. Il existe aujourd’hui des modèles adaptés aux bâtiments classés, en métal ou en bois.

3. Changer ses gouttières ou chenaux. Il serait vraiment dommage de ne pas profiter de l’occasion pour changer l’ensemble du système d’évacuation d’eau pluviale. En effet, vos gouttières ou vos chenaux, fixés sur votre nouvelle toiture, seront les éléments les plus visibles. Renseignez-vous sur les nouveaux procédés en aluminium, en PVC ou en zinc, il y en a pour tous les goûts.

Ma couverture résistera-t-elle aux intempéries ?

La réglementation fixe les pentes minimales pour chaque type de tuile, et les conditions d’emploi en fonction du facteur vent et de la concomitance (action simultanéeventpluie. Un couvreur professionnel doit donc installer la couverture selon des règles strictes. L’ardoise et le zinc résistent naturellement bien au gel. Mais évitez de faire poser du zinc par temps humide. Il doit pouvoir s’oxyder progressivement pour créer sa fameuse patine protectrice. Les tuiles en terre cuite actuelles sont conçues pour résister au gel (selon des tests normalisés). Cependant, pour les cas extrêmes, il existe des modèles « NF Climat de montagne ».

Vraies ou fausses ardoises ?

L’ardoise naturelle, issue d’une roche schisteuse, offre une durée de vie presque illimitée, mais coûte assez cher. L’ardoise fibre-ciment est souvent utilisée à moindre coût, mais attention au risque de décoloration avec le temps. Les produits terre cuite teinte dans la masse peuvent aussi se confondre durablement avec l’ardoise, mais sans atteindre sa finesse. Il est donc primordial de choisir en tenant compte du prix de la réalisation, de son aspect et de sa pérennité.

Comment éviter que mon toit soit envahi par la mousse ?

Êtes-vous sûr qu’il s’agit bien de mousse ? Les mousses sont des végétaux assez épais qui empêchent l’eau de s’écouler normalement et favorisent les infiltrations. La coloration verte à gris que prennent les tuiles s’explique plus souvent par la présence d’algues ou de lichens. La prolifération de ces indésirables dépend du climat (humidité), de l’exposition (au nord en particulier), des vents dominants et même de la pollution dans l’air (croissance favorisée par les nitrates). Une neige un peu compacte peut les détacher naturellement. Une autre solution, moins aléatoire, est un entretien annuel qui consiste à pulvériser un produit adapté, le moins toxique possible.

Après réparation, que faire pour protéger sa toiture ?

Inspectez-la régulièrement et intervenez rapidement : tuiles fendues, mal fixées ou décrochées ; girouette abîmée ; antenne vacillante ; gouttières encrassées ; branches d’arbres ou plantes grimpantes gênantes ; cheminée fragilisée, etc. Contrôlez faîtages, arêtiers et tout particulièrement les scellements au mortier (à cause des risques d’infiltration). La ventilation de la toiture doit aussi s’effectuer dans de bonnes conditions (pas de combles humides).  Certaines sociétés spécialisées, dans ACEH, proposent un contrôle annuel gratuit de votre toiture dans le cadre de leur garantie de travaux.

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